Des passagers sans billet valide attaquent et blessent l'inspecteur De Lijn Ticket

L'inspecteur a été agressé samedi soir, après avoir fait sortir d'un bus plusieurs passagers sans titre de transport valable. Selon les syndicats, les hommes sont alors devenus agressifs et s'en sont pris à la victime et à ses collègues.

«Notre collègue a été roué de coups par les agresseurs», raconte Jo Van der Herten, représentant du syndicat Christian ACV. « Il faudra un certain temps avant qu'il soit complètement rétabli. Mais il ne faut surtout pas sous-estimer l'impact psychologique d'une telle attaque. »

Faire preuve de solidarité

Selon Van der Herten, l'appel à suspendre temporairement les contrôles aujourd'hui est avant tout un acte de solidarité envers les collègues concernés. L'action se concentre principalement sur la ville d'Anvers.

« Notre personnel est en poste pour soutenir le personnel de conduite, mais aucun contrôle ne sera effectué », ajoute Van der Herten.

A 10 heures, les syndicats tiennent une réunion d'urgence avec la direction de De Lijn. « Nous souhaitons que l'employeur fasse davantage pour garantir la sécurité des contrôleurs. De Lijn s'attend à ce que nous récoltions 30 millions d'euros grâce aux contrôles des billets. »

« Premièrement, ce n'est pas un chiffre réaliste, mais la pression sur le personnel est également trop forte. Nous devons effectuer ces contrôles avec des équipes de plus en plus petites. Nous attendons de De Lijn qu'il donne la priorité à la sécurité en premier et aux chiffres en second lieu. »

Des caméras corporelles en route ?

Selon le syndicat ACV, une équipe de quatre contrôleurs constitue le minimum absolu pour un contrôle des billets dans un bus. Il faudrait encore plus de personnel dans un tramway. « Plus le véhicule est grand, plus l'équipe doit être grande. »

En outre, les syndicats demandent que le déploiement promis des caméras corporelles soit mis en œuvre le plus rapidement possible. « Nous attendons toujours un cadre législatif. Les Bodycams ne résoudront bien sûr pas tous les problèmes, mais elles peuvent avoir un effet dissuasif et peuvent être importantes pour la charge de la preuve par la suite. »

La ministre flamande de la Mobilité, Annick De Ridder (nationaliste flamande N-VA) a annoncé qu'elle répondait à l'appel aux bodycams. Elle espère que l'approbation fédérale finale pour leur utilisation par les inspecteurs et les conducteurs sera accordée avant la fin de cette année, afin que le déploiement puisse commencer au début de l'année prochaine.

En outre, le ministre a promis que d’ici fin 2027, tous les bus De Lijn devraient être équipés de vidéosurveillance. Aujourd'hui, c'est déjà le cas pour 87 pour cent des bus gérés directement par De Lijn et pour 96 pour cent des bus exploités par d'autres opérateurs.