Comment les Belges seront-ils évacués du Moyen-Orient ?

« Le ministère belge de la Défense vous transportera vers un pays voisin sûr du Moyen-Orient à un prix « raisonnable ». De là, vous devrez retourner en Belgique par vos propres moyens.

En raison de la fermeture de l'espace aérien sur une grande partie du Moyen-Orient, de nombreux Belges ne peuvent pas rentrer de leur propre gré. Plus de 2 500 voyageurs bloqués se sont déjà enregistrés via Travelers Online.

L'opération de rapatriement s'adresse exclusivement à ce groupe de Belges. Les Belges qui résident de manière permanente dans la région et y possèdent leur propre logement ne sont pas éligibles.

« Tout est mis en œuvre pour organiser leur retour dans les meilleures conditions possibles », précise le communiqué. « En même temps, il est important d'être honnête : non seulement la situation sécuritaire est extrêmement instable, mais il est également impossible de ramener tout le monde en même temps. »

Comment s’organise le rapatriement ?

La situation est particulièrement critique aux Émirats arabes unis et au Qatar. Les opérations de rapatriement commenceront ici en premier.

L’espace aérien au-dessus de ces deux pays étant fermé, les voyageurs seront d’abord transportés par route vers un pays voisin dont l’espace aérien est ouvert et sûr. Depuis le Qatar, des bus seront déployés vers Riyad en Arabie Saoudite, où des vols commerciaux pourraient être disponibles. De là, les voyageurs devront contacter eux-mêmes une compagnie aérienne de leur choix pour organiser, si possible, leur vol retour vers la Belgique.

Différents scénarios sont en cours d'élaboration pour les voyageurs aux Émirats arabes unis. L’une des options consiste à déployer des bus vers un pays voisin, d’où pourraient avoir lieu des vols militaires.

Ici aussi, il est possible qu'ils doivent organiser eux-mêmes leur voyage de retour en Belgique. Les voyageurs seront informés dès qu’il sera clair quels scénarios peuvent réellement se réaliser.

Pourquoi n’y a-t-il pas de vols directs vers la Belgique ?

« Cette décision a été mûrement réfléchie », selon le communiqué de presse. « Un vol direct vers la Belgique prendrait beaucoup plus de temps par rotationce qui signifierait que beaucoup moins de personnes pourraient être rapidement mises en sécurité. En amenant les voyageurs vers un pays sûr à proximité, le ministère de la Défense peut aider davantage de compatriotes en moins de temps.

« Nous sommes conscients que tout le monde préférerait être rapatrié directement à Bruxelles, mais dans la situation actuelle de conflit armé, l'objectif premier est de mettre en sécurité le plus de personnes possible – et donc d'optimiser leur évacuation des pays où tombent les bombes. »

Quelles ressources sont déployées ?

Le ministère de la Défense fournit trois avions : deux avions de transport A400M d'une capacité d'environ 100 passagers par avion et un Airbus A330 MRTT d'environ 250 sièges.

Que va-t-il se passer dans les prochaines heures ?

« Les ambassades belges dans la région contacteront les Belges enregistrés pour leur demander s'ils souhaitent être rapatriés. En fonction des réponses reçues, le ministère des Affaires étrangères organisera les opérations et déterminera un ordre de priorité.

« Conformément à la législation consulaire belge, les frais de transport militaire seront facturés aux voyageurs de manière raisonnable. Ils en seront informés à l'avance.

Le gouvernement souligne que, dès la réouverture de l'espace aérien, les voyageurs devront de préférence prendre un vol commercial de leur propre gré. La Belgique n'affrètera aucun vol commercial.