Traditionnellement, le doyen, le maire, les échevins et les conseillers de Geraardsbergen (Flandre orientale) buvaient une gorgée de vin avec un poisson vivant dans une coupe en argent vieille de 400 ans lors de cette fête de Krakelingen, du nom des petits pains craquelés transportés dans la procession.
Ce rituel symbolise le renouveau de la nature, car les poissons vivent au fond des étangs durant l'hiver et ne remontent à la surface qu'au printemps. Le vin, le pain (les petits pains Krakelingen) et le feu sont les autres éléments symboliques centraux de la tradition.
Désormais, pour la première fois, des poissons étaient prélevés de l'étang, placés dans une jarre et transportés au sommet du mont Oudenberg, une colline locale. Là, les druides leur montrent les quatre directions de la boussole. « Au moins, comme ça, nous ne perdons pas la symbolique », déclare le maire Fernand Van Trimpont. « Nous préservons l'essence du rituel : le symbole de la nouvelle vie, le lien entre l'homme et la nature et l'espoir au début du printemps. »
Pour la première fois, plus de 1 000 personnes ont participé à l'événement. Le cortège transportait également 4 000 « krakelingen » : des petits pains percés d'un trou au milieu qui craquent lorsqu'on les casse. Une fois au sommet du mont Oudenberg, ils sont jetés en contrebas. Quiconque trouve une note dans son krakeling gagne une version dorée du petit pain.