L'armée belge peut-elle contribuer à une future force de maintien de la paix en Ukraine?

«Cela me semblerait stupide si nous ne participions pas. Samedi, le Premier ministre de Wever a clairement indiqué au sommet européen de 25 chefs d'État et de gouvernement que la Belgique serait prête à rejoindre l'engagement militaire si les forces de maintien de la paix devaient être envoyées en Ukraine à l'avenir.

Le gouvernement prévoit d'investir massivement dans les forces armées. Mais les coupes des dernières décennies signifient que le ministère de la Défense n'a aujourd'hui pas le personnel, les ressources et l'équipement pour permettre un déploiement à grande échelle.

«300 militaires»

«Nous serons prêts, mais dans une mesure très limitée», explique Yves Huwart, président de l'Union militaire de l'ACMP. « La capacité que nous avons à notre disposition selon laquelle aujourd'hui peut être étiquetée opérationnelle est relativement limitée. »

Selon l'Union, la Belgique peut envoyer environ 300 militaires «au plus». Le déploiement d'une frégate est possible, mais «très temporairement, pendant quelques mois». Dans le cadre de la contribution aérienne, la Belgique pourrait fournir des avions de transport aérien et 4 avions de chasse F-16 pour aider à patrouiller l'espace aérien.

Pas encore sur les cartes

La possibilité que les forces de maintien de la paix soient déployées en Ukraine dans un avenir immédiat semble peu probable. Cela nécessiterait une paix durable entre l'Ukraine et la Russie. Le Premier ministre belge a souligné que les conditions d'un engagement des troupes européennes et belges étaient loin d'être atteintes aujourd'hui. De plus, la Russie s'oppose à l'idée d'une force internationale de maintien de la paix.

Dans l'armée, personne n'est nerveux à propos d'un éventuel déploiement de soldats belges. « Je remarque une plus grande préoccupation concernant les réformes imminentes des pensions que sur la question de savoir si les soldats belges seront déployés », a noté M. Huwart.