Le ministre Van Bossuyt a permis de limiter ou de supprimer le droit à l'assistance matérielle, c'est-à-dire le logement et le logement, pour les demandeurs d'asile s'ils avaient déjà obtenu l'asile dans un autre pays de l'UE. En février, la Cour constitutionnelle a jugé que cette réglementation était au moins invalide pour le moment : la mesure pourrait causer aux demandeurs d'asile « un préjudice grave qui serait difficile à réparer », a-t-elle soutenu. Le tribunal a demandé à la Cour européenne de justice si le droit de l'UE autorise la réglementation belge.
Van Bossuyt a annoncé que sa mesure resterait en vigueur. La réforme « porte ses fruits, il est donc important de poursuivre cette politique ». L'afflux de personnes ayant déjà obtenu une protection dans un autre État membre de l'UE a diminué de pas moins de 83 pour cent entre septembre et décembre 2025 par rapport à la même période en 2024.»
Une base juridique belge
En outre, la législation belge fournit une base juridique pour poursuivre cette politique, affirme le ministre. « Nous respectons l'arrêt de la Cour constitutionnelle et attendons l'arrêt de la Cour de justice européenne. Cependant, notre analyse juridique montre que la législation belge prévoit des motifs supplémentaires pour refuser d'accorder l'asile à des personnes qui bénéficient déjà d'une protection dans un autre État membre de l'UE. Nous utiliserons bien entendu ces possibilités juridiques.
Van Bossuyt a conclu en soulignant que le Pacte européen sur les migrations entrera en vigueur en juin. « Cela nous donnera des pouvoirs encore plus explicites pour lutter contre les demandes d'asile et les achats d'accueil. »
Les regroupements familiaux pour les bénéficiaires de la protection subsidiaire ne sont pas interdits
En février, la Cour constitutionnelle a également annulé les règles plus strictes en matière de regroupement familial pour les personnes bénéficiant de la protection subsidiaire. Selon le cabinet du ministre, Van Bossuyt n'a pas encore trouvé d'alternative reposant sur une base juridique valable. Toutefois, son bureau affirme que cela ne concerne que 2 pour cent des cas et que les règles plus strictes continueront donc de s'appliquer aux 98 pour cent restants.