Le ministre des Migrations Van Bossuyt conteste le droit de 13 étudiants palestiniens à venir en Belgique

La semaine dernière, VRT NEWS s'est entretenu avec plusieurs étudiants palestiniens de Gaza qui ne sont pas les bienvenus en Belgique alors qu'ils possèdent un visa et une bourse.

Selon le recteur Herwig Leirs de l'Université d'Anvers, la question de savoir si cela sera possible ou non est simplement une question de volonté politique.

« Je considère qu'il est de mon devoir d'avertir des conséquences possibles », déclare la ministre de l'Asile et de la Migration Anneleen Van Bossuyt, qui s'inquiète d'un effet domino. Elle est la première ministre à s'exprimer sur la question.

« Il est suggéré que cela ne concerne que 13 personnes, mais il ne faut pas oublier l'effet domino. Il s'agit d'environ 13 personnes qui viennent ici. Elles peuvent demander le regroupement familial ou demander l'asile ici. Parce qu'avec un visa étudiant, vous êtes obligé de rentrer chez vous ensuite. »

Van Bossuyt se demande pourquoi les gens du Yémen, du Soudan ou d’Afghanistan ne pourraient pas faire de même. « Pourquoi cela ne s'appliquerait-il pas aux Yéménites ou aux Soudanais ? Ou aux jeunes filles afghanes qui souhaitent étudier ici ? »

« Je considère qu'il est de mon devoir de mettre en garde contre cela », a déclaré Van Bossuyt.

« Droit de venir ici »

Flor Didden, de l'organisation faîtière de développement international 11.11.11, regrette la position du ministre.

«Il s'agit de 13 étudiants qui ont été invités par une université belge et à qui une bourse a été attribuée», précise Didden. « Dans certains cas, le service asile et migration leur a délivré un visa. Ils ont le droit de venir en Belgique ! »