Le centre de cybersécurité belge qui supervise la mise en œuvre de la stratégie de cybersécurité belge, reçoit en moyenne 45 rapports d'incidents de cyber-attaque par mois. Mme Matz souligne que «une cyberattaque sur un organisme public peut paralyser les services critiques pour les citoyens et même compromettre les données sensibles». Elle ajoute que les attaques sont menées par «russe, chinois ou autres pirates» dont le but est «de nous affaiblir en tant que nation».
Les 55 millions d'euros seront utilisés pour garantir que chaque département fédéral, quelle que soit sa taille, a un bouclier numérique solide. La première étape sera de mettre à niveau les outils informatiques de base. «Actuellement, certains départements utilisent toujours des licences logicielles qui ne respectent pas le plus haut niveau de cybersécurité», explique le ministre. «Cette mise à niveau va de pair avec l'introduction de processus robustes».
Le deuxième composant impliquera de prouver les ministères, quelle que soit sa taille, les moyens d'agir en cas de cyberattaque.
« Un centre centralisé des TIC du service fédéral de stratégie et de soutien sera mis à la disposition de tous, y compris pour la plus petite unité qui est souvent moins bien équipée et donc plus vulnérable », explique Mme Matz.
Le 55 millions d'euro une première étape. Mme Matz dit qu'elle est prête à réévaluer les ressources si nécessaire.