Le Palestinien admis à l’hôpital samedi est Muhareb Abo Albaraa. Un peu plus tôt, un autre manifestant avait dû mettre fin à sa grève de la faim sur avis médical urgent. Un troisième a été admis à l'hôpital à plusieurs reprises en raison de complications médicales, mais a repris sa grève de la faim après avoir obtenu son congé.
Problèmes médicaux
« La grande majorité des pères belgo-palestiniens inscrits sur la liste d'attente travaillent, souvent en double poste, pour apporter un soutien financier à leurs familles à Gaza. De ce fait, aussi motivés soient-ils, ils ne peuvent pas participer à la grève de la faim », a expliqué la porte-parole des grévistes de la faim. « Ce sont principalement ceux qui ne peuvent pas travailler pour des raisons médicales qui ont pu y participer. Il va sans dire qu'une grève de la faim est particulièrement dangereuse pour ces personnes. »
Parmi les quatre grévistes de la faim, une seule ne souffre pas de problèmes de santé graves. Beaucoup souffrent également de troubles du sommeil depuis des années, ce qui affecte négativement leur fonctionnement quotidien. « Cette insomnie vient du fait qu’ils restent littéralement éveillés, inquiets de la vie des membres de leur famille à Gaza, sachant qu’ils pourraient recevoir de terribles nouvelles à tout moment. »