En conséquence, la liste d’attente s’est allongée pour inclure 215 337 ménages. « La construction massive de logements sociaux est notre priorité absolue. Il est important que chaque commune fasse sa part et que nous apportions un soutien suffisant aux communes. Car que l'on habite à Aalter ou à Zaventem, chacun a droit à un logement abordable », souligne Bonte.
45.000 logements ont été attribués aux 285 communes de Flandre. En outre, un budget supplémentaire a été réservé pour 11 000 logements sociaux auxquels les municipalités peuvent adhérer volontairement. Gand et Anvers ont déjà indiqué vouloir recourir à cette possibilité. « En outre, les communes qui ont pris du retard dans le passé sont encouragées à rattraper leur retard », explique Bonte.
Pour construire et rénover ces logements supplémentaires, le gouvernement flamand alloue un budget de plus d'un milliard d'euros par an au cours de cette législature. Pour accélérer le rythme de la construction, les bailleurs peuvent compter sur des prêts avantageux. Le gouvernement flamand a par exemple réduit le taux d'intérêt de -1 pour cent à -2 pour cent. «Cela rend l'investissement un cinquième moins cher pour les associations de logement», explique Bonte.
Si les autorités locales refusent de coopérer, elles s’exposent à des sanctions. « Ces collectivités devront verser une contribution au système d'aide au logement », explique le ministre. « Les personnes qui sont sur cette liste d'attente depuis trop longtemps ont droit à une telle subvention. Pour la financer, une contribution sera demandée aux autorités locales qui ne coopèrent pas. » Leur contribution pourrait s'élever à 4 000 euros par an.
Le marché du logement privé a également un rôle à jouer
Même si 56 000 logements sociaux supplémentaires étaient effectivement ajoutés d’ici 2042, la crise du logement persisterait. Plus de 200 000 personnes attendent déjà un logement social.
La situation ne s'améliore pas davantage, estime le ministre. La population augmente et de plus en plus de personnes vivent seules. Il semble que le logement social ne puisse à lui seul répondre à ce besoin croissant d’appartements et de maisons.
« Nous ne pouvons pas nous attendre à ce que le logement social soit la seule solution. Nous devons également nous tourner vers le marché du logement privé », précise Bonte. « Des discussions sont également en cours là-bas. »