Les représentants de certains des pays touchés par les perturbations de la navigation dans le détroit d'Ormuz se sont entretenus jeudi par vidéoconférence. En représailles aux attaques américano-israéliennes, l'Iran a fermé presque complètement le détroit. En temps normal, 20 % des expéditions internationales de pétrole et de gaz transitent par le détroit d'Ormuz.
Écrivant sur la plateforme de médias sociaux X, M. Prévot a déclaré : « Nous avons discuté de la nécessité de mobiliser les leviers politiques et diplomatiques nécessaires, y compris des sanctions économiques, pour rouvrir le détroit et garantir la liberté de navigation dans un cadre défensif, conditionné à un cessez-le-feu durable et à une approche internationale claire ».
La Belgique souhaite soutenir « une navigation sûre, légale et sans entrave » dans le détroit, « dans le plein respect de la paix, du droit international et de la stabilité régionale à long terme », a souligné le ministre. « La Belgique est prête à apporter sa contribution, notamment grâce à son expertise reconnue en matière de déminage. »
De nombreux pays ont souligné qu’une mission militaire ne peut être envisagée qu’une fois qu’un cessez-le-feu stable aura été atteint. Une option consiste à d’abord déminer le détroit, puis à escorter les navires. Les planificateurs militaires doivent tenir de nouvelles discussions la semaine prochaine.
L'initiative internationale a été lancée mi-mars par le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon. Le groupe s’est depuis élargi pour inclure plus de 40 pays, dont, aux côtés de la Belgique, l’Inde, la Corée du Sud, les Émirats arabes unis et le Nigeria.