Au sein de la commission parlementaire spéciale de la défense, les députés de l'opposition ont interrogé Francken sur le reportage de Pano sur la VRT News « Où sont les drones ? », qui a notamment soulevé des questions sur les nombreuses observations de drones à la fin de l'année dernière. Francken a reconnu qu'un grand nombre des 558 observations au-dessus de zones sensibles à la fin de 2025 et au début de cette année se sont révélées fausses. Il a également déclaré que cela n'était « pas inhabituel » en l'absence d'un système de détection complet.
Francken a toutefois évoqué une enquête menée par le service de renseignement militaire ADIV sur des observations de drones au-dessus de casernes militaires. Cette enquête a également révélé qu’un grand nombre de rapports étaient faux. Pourtant, sur un total de près de 250 rapports sur des casernes militaires, il n'y avait « aucune autre explication plausible qu'un drone » pour 42 d'entre eux.
Il n'y a pas de certitude absolue, a déclaré Francken, mais il a précisé que pour l'ADIV, la certitude signifie uniquement des preuves matérielles, par exemple si un pilote a été retrouvé ou le drone lui-même. Personne n'a réussi à le faire jusqu'à présent. Dans près d’un signalement sur cinq, il y avait donc « une très forte probabilité » que des drones soient impliqués, a expliqué Francken.
«Quiconque prétend aujourd'hui qu'il n'y avait pas de drones ignore donc les conclusions de nos propres services de renseignement. Et soyons honnêtes : tant qu'on n'a pas les moyens de détecter et de neutraliser les drones, il va de soi qu'on ne peut pas produire immédiatement des preuves matérielles », a déclaré Francken.