Des flexi-jobs étendus à tous les secteurs

Le programme flexi-job est en place depuis 2015. Il a été introduit pour permettre aux personnes déjà actives ou retraitées et souhaitant effectuer un travail supplémentaire de donner un coup de main dans le secteur de l'hôtellerie.

Depuis, le dispositif a été élargi et affiné. Il est désormais étendu à tous les secteurs, comme convenu dans le cadre de l'accord de coalition du gouvernement. Un autre changement consiste à permettre aux salariés à temps plein d'accepter un emploi flexible dans leur propre entreprise. Cela devrait rendre le système plus conforme à la réalité dans des secteurs tels que l'hôtellerie.

Système de désinscription

Les flexi-jobs sont désormais accessibles à tous les secteurs privés et publics, à l'exception de ceux qui ne souhaitent pas y participer, précise le ministre Clarinval. « Il existe en fait un système de non-participation. »

« Alors que les emplois flexibles n'étaient possibles que dans les secteurs où il existait un accord entre les syndicats et les employeurs, la situation est désormais inversée. Aujourd'hui, les secteurs doivent conclure un accord s'ils souhaitent exclure les emplois flexibles.

Selon Clarinval, il s’agit d’une « avancée significative » pour quiconque souhaite travailler davantage et être mieux payé. Il souligne que la plupart des réactions ont été positives. L'organisation patronale Unizo s'est également dite satisfaite.

«Les emplois flexibles sont vraiment extrêmement importants pour de nombreuses entreprises», déclare Unizo. « Pour de nombreuses entreprises, ils font la différence entre servir les clients ou devoir les refuser. Dans les secteurs où il est particulièrement difficile de trouver du personnel aujourd'hui, cela fait une différence tangible dans les ateliers. C'est pourquoi il est si important que tous les entrepreneurs puissent désormais profiter de ces emplois flexibles.

Quelques critiques aussi

Cependant, la nouvelle mesure suscite également des critiques. On craint que les emplois soient attribués à des personnes souhaitant occuper un emploi flexible, ce qui signifie que les employés permanents auront moins d'heures de travail.

« Ce n'est pas vrai », dit Clarinval. «Il y aura effectivement des abus ici et là, mais les recherches montrent que les emplois flexibles créent réellement des emplois. Les restaurants, par exemple, pourront ouvrir à des moments où ils n'en avaient pas la capacité auparavant.

« C'est donc un levier important pour nos entreprises, qui peuvent répondre plus facilement aux pics d'activité en faisant appel temporairement à de la main d'œuvre. Cela renforce leur compétitivité.

« Le gouvernement introduira également des mesures pour prévenir les abus », ajoute-t-il, laissant ouverte la nature exacte de ces mesures.

Clarinval présentera le projet de loi au Parlement avant l'été. « J'espère qu'il pourra être voté lors de la séance plénière de fin juillet. Espérons que la mesure entrera en vigueur d'ici septembre.