Nationalisation de l'énergie nucléaire : « Une démarche radicale et inattendue »

« Des travaux étaient déjà en cours pour le démantèlement des réacteurs 3 de Doel et 2 de Tihange, mais il semble que des options soient encore sur la table. »

Pauwels souligne que le gouvernement fédéral négocie depuis un certain temps avec la société énergétique française Engie pour maintenir ouverts plus longtemps les réacteurs 3 de Tihange et 4 de Doel. Il y avait un accord pour une prolongation de 10 ans, mais le gouvernement en voulait plus et Engie n'a pas accepté.

« Alors maintenant, le gouvernement prend un virage radical et cherche à acheter l’intégralité du parc nucléaire. Ils ne disposent pas d'ingénieurs nucléaires propres et devront donc sous-traiter la gestion. Le gouvernement pourra toutefois décider du sort des réacteurs.

Le coût n'a pas encore été évoqué. « En principe, ces réacteurs sont radiés et on pourrait les acheter pour 1 centime d'euro. Mais les négociations tiendront compte des investissements qui restent à réaliser.