« Des délais plus courts pour tout » : le Pacte sur les migrations entre en vigueur aujourd’hui

Même après deux ans de préparation, la Belgique, pas plus qu’aucun autre pays de l’UE, n’est toujours prête à mettre en œuvre les 10 actes législatifs. Selon les analystes, le test de résistance est de savoir si, dans les semaines et les mois à venir, les États membres auront la confiance que chacun contribuera de la meilleure manière possible à la construction du système renouvelé.

Hanne Beirens, professeur invité au Collège d'Europe de Bruges, souligne que les migrants déjà dans le système ne repartiront pas de zéro. « Il y a une histoire en matière d’asile, avec des demandeurs d’asile qui sont arrivés dans les États membres plus tôt, avant aujourd’hui, le 12 juin », dit-elle. « Ces personnes et leurs cas doivent encore être pris en compte. »

Le Pacte comprend une liste convenue de pays considérés comme sûrs vers lesquels transférer des migrants et s'appuie sur l'Agence de l'Union européenne pour l'asile, qui collecte des informations sur la situation dans les pays d'origine des migrants. Eurodac, quant à lui, est la base de données et la base de données de l'UE sur les migrations, qui jouera un rôle déterminant dans la détermination des motifs d'octroi ou de refus d'une protection à un demandeur d'asile.