Par exemple, vous pouvez commander un « gehaaktbal à la sauce tomate » (boule au crochet à la sauce tomate) ou un « stofvlees » (viande saupoudrée). Les photos de ces erreurs reçoivent des centaines de likes et de commentaires sur les réseaux sociaux, mais le conseil municipal de Blankenberge ne voit pas la plaisanterie et a décidé d'agir.
«Ces fautes d'orthographe ennuyeuses ne sont bonnes pour personne. Ils ne donnent pas une bonne image à la ville et c'est encore pire pour les restaurants en question», déclare Benny Herpoel (nationaliste flamand N-VA), échevin des Petites Entreprises et de l'Economie locale. La municipalité travaille depuis quelques temps à améliorer l'image du front de mer.
La correction des fautes d’orthographe n’est pas du ressort d’un conseil municipal. Néanmoins, il vaut mieux pour l'industrie hôtelière locale et pour la ville qu'ils soient évités, dit Herpoel.
La ville compte sur l'officier de liaison, qui vient depuis peu d'accompagner les entreprises du front de mer. Beaucoup de ces propriétaires sont d'origine étrangère et ne maîtrisent pas suffisamment le néerlandais. « Nous demanderons à notre agent de liaison de parler à ces personnes et de leur signaler les erreurs », explique Herpoel. « Rechercher la bonne traduction : cela ne doit pas être si difficile, n'est-ce pas ? »
Le conseil municipal travaille actuellement sur de nouvelles réglementations concernant la publicité dans les établissements de restauration. « Nous étudions si nous pouvons au moins leur demander d'écrire leurs menus en néerlandais. Nous voulons également moins de publicité sur les façades et les terrasses», poursuit Herpoel.
Les panneaux de signalisation sur les trottoirs sont également une pomme de discorde. « Chaque établissement de restauration n'est autorisé à exploiter qu'une seule enseigne », précise Herpoel. « Il y a quelques semaines, nous avons organisé une grande inspection. Trente et une violations ont été enregistrées concernant l'utilisation de l'espace public.