Des coureurs lancent une étude pour améliorer la sécurité des femmes à Bruxelles

L'enquête est partagée via les réseaux sociaux du Bxl Girls Run Club. Des cartes ont été ajoutées où les femmes peuvent marquer un itinéraire préféré ou indiquer les endroits qu'elles évitent. Ils peuvent également indiquer s'ils ont déjà pris des précautions par crainte d'être harcelés, comme porter plus de vêtements, emporter des articles d'autodéfense ou traverser la route pour éviter des groupes d'hommes.

« L'enquête vient tout juste d'être lancée, nous pourrons donc en dire plus sur Bruxelles dans quelques mois », précise Tellier. « Beaucoup de choses reviennent, donc je m'attends à des histoires similaires à celles des villes néerlandaises sur lesquelles nous avons déjà enquêté. »

Certaines histoires se reproduisent dans plusieurs villes : les femmes sont interpellées, crachées ou même bombardées d'œufs. Ils signalent rarement officiellement de telles intimidations, car ils ne considèrent pas la situation comme suffisamment grave. «Nos données montrent que sur les 65 % de femmes qui déclarent avoir été victimes d'agressions, moins de 2 % le signalent à la police », précise Tellier.