La Belgique rejoint les pays qui investissent massivement dans l’énergie éolienne en mer du Nord

Une plus grande indépendance énergétique

Le sommet de la mer du Nord fait suite à deux réunions similaires depuis 2022. Les pays concernés avaient déjà annoncé des investissements dans l'énergie éolienne en réponse à la crise énergétique déclenchée par l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie. L'OTAN et la Commission européenne y participent également, tout comme l'Islande.

La ministre Reiche a évoqué les attaques contre les réseaux électriques, les pipelines et les câbles de données importants, qui sont essentiels à la souveraineté numérique du continent. « Et c'est pourquoi l'OTAN est représentée ici pour la première fois à un niveau élevé », a déclaré Reiche.

Le Premier ministre Bart De Wever (nationaliste flamand N-VA) et la ministre de la Mer du Nord Annelies Verlinden (chrétien-démocrate flamand CD&V) représentaient la Belgique.

« L'Europe ne peut pas se permettre une politique énergétique qui dépend du hasard. Une analyse de rentabilisation claire et solide en faveur de l'éolien offshore est cruciale pour accélérer les investissements, réduire les prix et renforcer notre autonomie stratégique », a déclaré Verlinden vendredi dernier.

« Nous voulons davantage d'énergies renouvelables en mer, mais dans des conditions réalistes et sûres qui apportent de la clarté aux investisseurs et à la société. »

Dans quelle mesure les plans sont-ils réalisables ?

La question de savoir si l'ambition de 300 gigawatts d'ici 2050 pourra être réalisée est très discutable, estime la journaliste de VRT NEWS Nina Verhaeghe. « Lors du deuxième sommet de la mer du Nord à Ostende en 2023, les pays participants s'étaient également fixé un objectif intermédiaire : 120 gigawatts d'ici 2030. Cet objectif a depuis été abandonné. Cela semblait peut-être irréalisable : 2030 n'est que dans quatre ans, alors que 2050 est bien plus loin.

« Le secteur de l'énergie éolienne a été durement touché ces dernières années, en partie à cause de la hausse des coûts des matériaux et des délais de livraison incertains. Dans notre propre pays, un autre facteur d'incertitude s'est ajouté : le ministre fédéral de l'énergie Mathieu Bihet (MR libéral francophone) a annulé la vente aux enchères du premier parc éolien de la zone Princesse Elisabeth de la mer du Nord belge. Il n'est pas clair si cette vente aux enchères aura toujours lieu d'ici fin mars 2026 comme prévu.