« La crise des petits bateaux ne sera pas simplement résolue par l'argent du Royaume-Uni »

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Quintin (MR libéral francophone), a présenté une longue liste de tout le matériel saisi : véhicules, gilets de sauvetage, bateaux pneumatiques, traceurs GPS, moteurs hors-bord, vêtements et téléphones portables.

La police judiciaire fédérale participe actuellement à une trentaine d'enquêtes concernant des trafiquants d'êtres humains. Plus de 50 personnes ont déjà été arrêtées dans le cadre de ces affaires. Il existe également une coopération internationale dans ce domaine.

Une plus grande coopération internationale en route

Sur instruction d'un juge d'instruction de Bruges (Flandre occidentale), quatre personnes ont été arrêtées fin mars en Allemagne. Des bateaux, des moteurs, des gilets de sauvetage, de l'argent liquide et des armes ont été retrouvés. Il s'agit d'un excellent exemple de coopération entre la police judiciaire et les autorités en Allemagne, en France et au Royaume-Uni.

Selon le ministre Quintin, une coopération étroite existe avec les services de police français et la création d'un « Groupe de Calais » est en cours. Cela rassemblerait tous les pays riverains de la mer du Nord. Non seulement la France, le Royaume-Uni et la Belgique, mais aussi les Pays-Bas et le Danemark.

Pas de bol de mendicité belge pour l’argent britannique

Les circonscriptions de police du littoral demandent au gouvernement de solliciter des aides financières outre-Manche. La France a récemment signé un nouvel accord avec le Royaume-Uni d'un montant de plus de 700 millions d'euros « pour arrêter les petits bateaux ».

Sous le précédent gouvernement Belian, les districts de police côtière ont reçu plus de 2 millions d'euros du Royaume-Uni pour empêcher les migrants d'embarquer sur la traversée. Ils ont principalement utilisé cet argent pour investir dans de meilleures infrastructures, telles que des caméras hautes performances, des drones et des véhicules de patrouille.

Le ministre Quintin n'a pas l'intention de mendier : « Je ne vais pas supplier le Royaume-Uni. La Belgique doit sauvegarder son indépendance et l'État de droit. » Il réitère à deux reprises que « l'argent n'est pas ici le problème, ni une panacée. Si le soutien financier britannique devait résoudre le problème, il l'aurait déjà été en France ».

Les autres partis gouvernementaux sont moins réticents à demander une aide financière au Royaume-Uni.