Le ministre belge de la Santé Vandenbroucke refuse de rembourser le médicament amaigrissant Wegovy

Wegovy est un médicament à base de sémaglutide. Il s’agit d’un dérivé d’une hormone que nous produisons nous-mêmes dans notre intestin lorsque nous mangeons, le GLP-1. Il ralentit la vidange gastrique et réduit la sensation de faim. Cela permet aux gens de perdre du poids.

Cependant, il existe également des incertitudes. Par exemple, le poids augmente à nouveau après l’arrêt du traitement. Il existe également des troubles gastro-intestinaux courants tels que des nausées, de la diarrhée et des vomissements.

Des milliards d'euros par an

Wegovy devrait être considéré comme un traitement chronique à long terme. Selon Vandenbroucke, le remboursement créerait également un précédent pour toute une série de médicaments anti-obésité.

Des calculs antérieurs montrent que, dans un scénario où tous les patients éligibles seraient traités, le coût pourrait se chiffrer en milliards d’euros par an, et même dépasser la moitié du budget total des médicaments.

Selon le ministre, dépenser pour un traitement dont les effets disparaissent dès son arrêt évincerait d'autres soins essentiels pour d'autres patients, sans aucune certitude quant aux bénéfices sanitaires que l'on obtiendrait en retour pour la population.

« Donner la priorité au patient »

« L'obésité est une maladie chronique qui, comme toutes les autres maladies chroniques, mérite les meilleurs et surtout les soins appropriés », souligne Vandenbroucke.

«On ne peut soutenir un traitement chronique qu'en accordant la priorité aux patients et en les entourant de formes de soutien appropriées, grâce à une collaboration entre différentes disciplines de soins de santé.» Pas seulement des médicaments, mais aussi un soutien intensif de physiothérapeutes, de diététiciens, de psychologues et, tout simplement, un mode de vie sain.

Et les autres traitements ?

Les analogues du GLP-1 comme Ozempic, Rybelsus, Trulicity, Victoza et Xultophy sont remboursés pour le traitement du diabète de type 2.

Toutefois, les conditions de remboursement ont été durcies depuis le 1er février. Toute personne souhaitant bénéficier d’un remboursement doit désormais obtenir l’accord préalable de sa caisse d’assurance maladie. Une exception existe depuis longtemps pour le médicament Mounjaro.