Dans l'interview de mardi soir, M. De Gucht s'est également plaint de ce qu'il a décrit comme une « dernière attention fondamentale pour Bruxelles » dans la politique flamande.
Le leader libéral flamand estime que si aucun nouveau gouvernement régional n'est formé, il n'y aura plus assez d'argent pour garantir que la Région de Bruxelles-Capitale puisse remplir ses obligations envers les citoyens en matière de fourniture de services publics. La banque Belfius a déjà annoncé que la ligne de crédit d'un demi-milliard d'euros accordée à la région serait interrompue à la fin de l'année et M. De Gucht estime qu'il est fort probable qu'ING fasse de même.
Si cela se produit, des choix devront être faits. Le leader libéral flamand affirme que dans ce cas, le remboursement des intérêts des prêts sera prioritaire, suivi du paiement du personnel, les subventions aux organisations et associations étant en queue de file. « Un certain nombre de personnes, de services et d'organisations se retrouveront sans argent »
Toujours dans l'interview, Frédéric De Gucht a défendu la décision de l'Open VLD d'entamer des négociations sur un budget régional sans qu'il y ait de majorité parmi les partis néerlandophones représentés autour de la table des négociations.
« Nous pourrions continuer à demander aux socialistes francophones si le nationaliste flamand pourrait s'asseoir à la table, ou nous pourrions demander aux socialistes francophones de mettre cartes sur table et de voir s'ils pourraient économiser un milliard d'euros. Je constate qu'après 9 semaines, ils n'y sont pas parvenus. Ils sont accros à la dépense. »
M. De Gucht estime qu'en cas d'accord sur le budget, il n'y aura pas de problème pour trouver une majorité parmi les partis néerlandophones. « Bruxelles est tellement malade qu'elle n'est pas dans une crise idéologique, mais dans une crise existentielle ».