Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, n'éliment pas bloqué les dossiers du gouvernement si le MR et les nationalistes flamandes de N-VA continuent de l'empêcher de prendre une position plus difficile sur Israël et de reconnaître l'État de Palestine.
« S'il n'y a pas de position plus difficile au sein du gouvernement sur les violations des droits de l'homme par le gouvernement israélien, ou si aucune mesure n'est prise pour reconnaître la Palestine, il existe un risque de crise majeure », a-t-il déclaré dans une interview avec Daily de Standaard.
Les Engages, les CD & V chrétiens chrétiens flamands et le vooruit socialiste flamand veulent adopter une position plus difficile sur Israël et reconnaître l'État de Palestine. Le N-VA et, en particulier, les MR creusent dans leurs talons. «Pour moi et mon parti, Gaza est en effet une question cruciale», explique le ministre Prévot.
Menace principalement dirigée contre M.
La menace de Maxime Prévot est principalement dirigée contre les libéraux francophones de M., explique le rédacteur politique Ivan de Vadder. «Prévot dit littéralement qu'il est prêt à bloquer les mesures du gouvernement. Quelles mesures? Mesures que le MR aimerait voir implémentées. Vous sentez donc que c'est principalement du côté francophone de la politique que les choses atteignent un point d'ébullition.
Dans son interview avec De Standaard, M. Prévot laisse également peu de doute sur ce qui le dérange exactement. «Nous devons absolument trouver une solution au sein du gouvernement. Il est inacceptable que l'attitude d'une personne mette en danger la réputation de tout le pays », dit-il en référence au leader Georges-Louis Bouchez.
Cabinet fédéral intérieur à se réunir mercredi
Mercredi, le Premier ministre belge Bart De Wever (N-VA) et ses adjoints ministres se rencontreront. M. Prévot présentera un mémo avec des «propositions concrètes». En plus de la reconnaissance de la Palestine, il s'agit notamment d'une interdiction d'entrée pour les ministres israéliens Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich, une interdiction des produits des territoires occupés, et une interdiction de surflux et de transit des armes à Israël.
« Je ne peux pas imaginer la Belgique appartenant bientôt au petit club de pays qui ne reconnaissent pas la Palestine », explique M. Prévot. « Si nous manquons ce bateau, il sera désastreux pour l'image internationale de la Belgique. »