« C'est la solution la plus réalisable financièrement et politiquement réaliste. » Dans une lettre, sept États membres soulignent pourquoi l'UE devrait poursuivre son projet d'utiliser les avoirs russes gelés pour un prêt à l'Ukraine. Les sept pays sont la Pologne, la Suède, la Lituanie, l'Estonie, la Finlande, l'Irlande et la Lettonie.
On sait depuis un certain temps que les États baltes et plusieurs pays d’Europe de l’Est soutiennent cette proposition. Mais la lettre adressée à Antonio Costa, président du Conseil européen, et à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, signifie qu'ils intensifient la pression pour faire avancer ce plan.
Tous les regards sont tournés vers la Belgique
«Nous soutenons fermement la proposition de la commission. Il n'y a pas de temps à perdre. En prenant une décision sur un prêt de réparations lors du Conseil européen de décembre, nous avons l'opportunité de placer l'Ukraine dans une position plus forte pour se défendre et négocier une paix juste et durable », écrivent les deux pays.
La lettre ne fait pas explicitement référence au Premier ministre belge De Wever (nationaliste flamand). Mais à l’heure actuelle, c’est l’ensemble de l’Union européenne qui a la Belgique dans le collimateur.
Le Premier ministre De Wever reste déterminé dans son opposition au projet. Selon lui, la Belgique court des risques juridiques et financiers majeurs car les avoirs russes gelés sont détenus par le négociant en valeurs mobilières Euroclear à Bruxelles. La Belgique estime que les risques ne sont pas suffisamment partagés avec les autres États membres dans les plans actuels.
Vendredi, le chancelier allemand Friedrich Merz s'est rendu à Bruxelles pour discuter des objections de la Belgique avec le Premier ministre De Wever et la présidente de la commission Von der Leyen. Von der Leyen et Merz affirment qu'il s'agit d'une « conversation constructive ». Une décision doit être prise lors d'un sommet européen dans 10 jours.