En début de semaine, la police a démantelé un réseau soupçonné de trafic d'armes à grande échelle. Ces derniers mois, le gang aurait importé et distribué des armes semi-automatiques fabriquées illégalement.
Le parquet soupçonne que les tentacules du réseau s'étendent au-delà des frontières belges. « On pense qu'elle approvisionnait des clients en Belgique et à l'étranger. Des liens étroits avec d'autres groupes criminels à l'étranger ont également été découverts. Ces liens ont facilité le transport d'armes à travers les frontières.
Seize personnes ont été arrêtées au cours de l'opération, dont neuf ont été inculpées de détention d'armes et de munitions, de vente d'armes et d'appartenance à une organisation criminelle. Lors d'une perquisition, quelque 90 armes à feu semi-automatiques ont été saisies, ainsi que huit voitures et 27 000 € en espèces.
Selon le parquet, ces armes sont « très recherchées dans les milieux criminels » car difficiles à tracer et largement disponibles sur le marché noir. Ce sont des armes artisanales.
Eric Jacobs, directeur de la police judiciaire fédérale, qualifie cette opération de « succès opérationnel crucial dans la lutte contre la criminalité organisée ». « Nous démontrons notre volonté de briser le cycle de la violence dans notre capitale. »
Le parquet de Bruxelles se réjouit également de l'opération. « Le nombre de fusillades, dont certaines mortelles, a augmenté à Bruxelles. Tant dans les affaires liées au trafic de drogue que dans d'autres infractions pénales, l'usage des armes à feu est devenu beaucoup trop fréquent. Le parquet de Bruxelles a donné la priorité à la lutte contre ce phénomène. Cette opération le prouve : nous ciblons ces réseaux et continuerons de le faire », déclare le procureur Julien Moinil.
Entre-temps, l'enquête se poursuit et la police et le parquet espèrent identifier d'autres individus impliqués afin de démanteler complètement le réseau.