Une subvention de réintégration de 5 000 € pour encourager les Syriens à rentrer chez eux, déclare le ministre de l'Intégration Van Bossuyt

Van Bossuyt participe aujourd'hui à la réunion informelle du Conseil européen Justice et Affaires intérieures à Chypre. L’ordre du jour inclut le retour des Afghans et des Syriens dans leur pays d’origine. Avant le Conseil, Van Bossuyt a annoncé vouloir encourager le retour volontaire des Syriens.

Maintenant que le régime d’Assad n’est plus au pouvoir depuis plus d’un an, un retour est à nouveau une possibilité, affirme le ministre.

En partie financé par l'UE

Van Bossuyt souhaite y parvenir en accordant une aide plus élevée à la réintégration aux Syriens qui rentrent volontairement. Ce soutien consiste en une aide concrète dans le pays d’origine, coordonnée au préalable avec les organisations partenaires de ce pays. Il ne s'agit pas d'argent liquide, mais plutôt d'une aide au logement, à l'éducation, aux soins médicaux ou, par exemple, au démarrage d'une activité économique.

Plus tôt les Syriens s’inscriront à cette aide, en partie financée par l’UE, plus le montant sera élevé. Les Syriens demandeurs d’asile qui optent pour le retour volontaire peuvent compter sur 5 000 € d’aide à la réintégration. Ceux qui resteront plus longtemps dans la procédure verront ce soutien diminuer progressivement. Les Syriens qui se trouvent actuellement illégalement en Belgique et souhaitent revenir recevront 3 000 €.

L’assistance est ponctuelle

« Nous voulons encourager les demandeurs d'asile qui sont en mesure de revenir le plus rapidement possible à reconstruire leur vie dans leur pays d'origine. C'est dans l'intérêt des personnes elles-mêmes, mais cela représente également une économie importante pour notre pays par rapport à l'obligation d'héberger ces demandeurs d'asile dans un centre pour demandeurs d'asile. L'aide est ponctuelle et, si possible, liée à une interdiction d'entrée. Cela évite une porte tournante en matière d'asile lorsque des personnes abusent du système », déclare Van Bossuyt.

Van Bossuyt confirme qu'elle souhaite également continuer à se concentrer sur le retour forcé en général de ceux qui ne veulent pas coopérer. Elle souhaite renforcer les capacités d'accompagnement, créer des places supplémentaires dans les centres fermés et conclure davantage d'accords de réadmission avec les pays d'origine. La priorité sera accordée à ceux qui ont été reconnus coupables d'infractions pénales et se trouvent illégalement dans le pays.