Mardi, le dernier formateur bruxellois, à savoir l'homme politique chargé de former un nouveau gouvernement régional bruxellois, Yvan Verougstraete (centriste francophone Les Engagés), a annoncé qu'il jetait lui aussi l'éponge.
Pour les groupes d’action Respect Brussels et We Are Brussels, c’est une raison pour descendre à nouveau dans la rue. « Aujourd'hui, il faut à nouveau choisir en faveur de Bruxelles et promouvoir un projet ambitieux pour la région », réagit Thierry Geertz, de l'organisation patronale Beci.
« Six cents jours sans gouvernement bruxellois, cela signifie six cents jours sans premier ministre régional pour défendre nos intérêts », déclare Eric Vandezande du collectif des 40 commissions citoyennes. Il pointe la crise de l'asile et de la migration, dont les conséquences touchent de plus en plus durement Bruxelles. « C'est le gouvernement fédéral qui a décidé de concentrer à Bruxelles les conséquences de sa politique d'asile et de migration mal gérée. Résultat: 10.000 sans-abri et 100.000 migrants sans papiers. Faut-il s'étonner que des personnes en situation désespérée tentent de survivre par tous les moyens possibles? Quel Premier ministre mettra enfin un terme à cette négligence coupable du gouvernement fédéral à l'égard de Bruxelles? »
Septième protestation
Les organisations tirent notamment la sonnette d'alarme sur la mise à rude épreuve des services sociaux essentiels et sur l'érosion de la confiance dans l'économie bruxelloise. « Des travaux publics sont reportés, des emplois sont perdus et les gens qui travaillent dur chaque jour pour Bruxelles perdent toute perspective », disent-ils.
La sécurité, la réduction de la pauvreté et les investissements dans la mobilité, le logement et l'espace public sont également des domaines dans lesquels les mouvements citoyens constatent un déclin. Dans le même temps, le secteur social souligne le climat imprévisible dans lequel il est contraint d’opérer et le manque d’investissement dans les soins et la protection sociale.
Début janvier, en guise de protestation, Respect Brussels a organisé une réception alternative du Nouvel An, juste en face de l'entrée du Parlement bruxellois. Au même moment, les hommes politiques bruxellois célébraient la nouvelle année lors de leur propre réception officielle.
Aujourd’hui, les organisations appellent les Bruxellois et leurs sympathisants à se joindre à eux pour la septième fois. Ils se réuniront le 30 janvier à 19 heures sur la Beursplein pour faire entendre leur voix.