La photographie du photographe bruxellois Pierre Radisic a été accrochée sur une grande toile sur la façade du centre des arts. Tous les trois mois, une œuvre d'art différente est exposée à cet endroit.
Cependant, plusieurs passants ont été un peu choqués en voyant l'œuvre, rapportent les médias francophones. La population locale a également exprimé son mécontentement en ligne.
« Est-ce vraiment approprié que les enfants voient cela ? » » demande une femme dans le groupe des résidents sur Facebook. « Honteux » et « absurdité conceptuelle », telle est la réponse de quelqu'un d'autre. Plusieurs riverains se sont toutefois montrés plus conciliants : ils n'ont vu aucun problème ou ont déclaré que la photo n'était pas pire que ce qu'ils voient dans les séries télévisées et les films.
« Le débat, c'est bien »
Dans le musée même, les gens haussent les épaules. « Nous n'avons pas vraiment reçu de réactions négatives ici », insiste Daniil Schestakov. « Je suis également surpris que les gens en perdent le sommeil, car ce n'est pas pornographique. Dans cette série de photos, l'artiste explore la dualité entre hommes et femmes.
Schestakov se dit également convaincu que le centre artistique fait son travail. « L'idée derrière l'exposition de ces toiles à l'extérieur est précisément de montrer l'art à des personnes qui ne visitent pas habituellement les galeries d'art. C'est bien aussi quand les œuvres suscitent le débat.
Schestakov admet volontiers qu'il est satisfait de l'attention que suscite la « controverse ». « Cela fait parler de nous. Au fait, pourriez-vous mentionner qu'il y aura une exposition de ce photographe au cours du second semestre de cette année ?