S'il est adopté, une suspension de la coopération du programme de recherche Horizon Europe serait la première mesure concrète prise par l'UE contre le gouvernement israélien et les intérêts économiques d'Isreal.
Dans un communiqué, M. Prévot a déclaré que «cette décision marque un tournant dans les relations entre l'Union européenne et Israël et est une réponse concrète aux violations du gouvernement israélien de l'article 2 de l'accord de l'association de l'UE-Israël et des obligations humanitaires envers l'UE».
«Nous appelons la commission à proposer rapidement d'autres propositions concrètes de mesures au sein de l'accord d'association. La pression sur le gouvernement israélien doit être intensifiée pour garantir un accès humanitaire complet et sans entrave à Gaza.»
Le ministre belge des Affaires étrangères appelle également le Hamas à libérer les otages israéliens restants qu'il tient toujours, immédiatement et sans conditions. «Le respect des droits de l'homme est et reste non négociable».
La Commission européenne a présenté ses propositions à la fin du mois dernier. Selon les mesures qu'elle suggère, elle ne financerait plus les start-ups et les PME basées en Israël dont le but est de mettre des «technologies perturbatrices» sur le marché.
Depuis 2021, les entreprises et institutions israéliennes ont reçu un total d'environ 900 millions d'euros de financement dans le cadre du programme Horizon Europe. Sur ces 200 millions d'euros ont été distribués entre 46 entreprises par le biais du programme EIC.
La suspension ne s'appliquerait qu'aux futures demandes. Les projets existants conserveraient leur financement. La zone des «technologies perturbatrices» convient généralement à une utilisation militaire et civile.
Les propositions de la Commission européenne nécessiteront l'approbation des États membres. Cela nécessitera une «majorité qualifiée». 55% des États membres, représentant 65% de la population, devront soutenir les mesures pour qu'ils prennent effet. Si les mesures sont approuvées, Israël perdra l'accès à environ 400 millions d'euros de subventions et de soutien à l'investissement.