Premièrement, un accord a été conclu sur des mesures visant à atténuer l'impact de la hausse des factures énergétiques résultant de la guerre de Donald Trump contre l'Iran. «Nous avons pris des mesures structurelles pour réduire la consommation d'énergie des ménages, des écoles et des entreprises», déclare le ministre flamand de l'Energie Hans Bonte (socialiste flamand du Vooruit).
« Davantage de fonds ont été alloués pour aider les gens à réaliser des rénovations et des rénovations. Il y aura un soutien supplémentaire pour les ménages afin de réduire leurs factures d'énergie grâce à des audits énergétiques », explique Bonte.
« Des fonds ont également été alloués aux entreprises pour leur permettre d'utiliser des énergies durables dans leurs processus de production. En prenant dès maintenant des mesures ciblées et structurelles qui auront un impact à long terme, nous protégeons le pouvoir d'achat des familles et des entreprises. »
Plan d'eau potable
En outre, un accord a également été trouvé sur un plan d'eau potable proposé par le ministre flamand de l'Environnement Jo Brouns (chrétien-démocrate flamand CD&V). Ce plan vise entre autres à lutter contre la contamination de l'eau potable par des triazoles nocifs dans la province de Flandre occidentale. Les triazoles sont des produits issus de la dégradation des pesticides fongicides utilisés en agriculture.
Le plan approuvé stipule que les concentrations de triazoles en Flandre occidentale doivent être réduites à 0,1 microgramme par litre. C'est la norme européenne.
Cependant, il faudra encore du temps pour atteindre ce niveau. Le ministre Brouns prolonge donc la dérogation à 1 microgramme par litre pour trois années supplémentaires, jusqu'à fin 2029, pour les zones de Blankaart, Zillebeke, Dikkebus et De Gavers. Bien que celle-ci soit dix fois supérieure à la norme européenne, le ministre souligne que la norme renforcée reste parfaitement sûre.
Afin de répondre à la norme européenne de 0,1 microgramme par litre, des mesures s'imposent à tous les secteurs. Le secteur agricole doit empêcher les substances de pénétrer dans les eaux souterraines. Cela commence par l’utilisation de ces substances elles-mêmes : la protection des cultures doit être appliquée de manière plus ciblée et plus prudente, et plus de 30 produits phytosanitaires seront finalement interdits.
De plus, des bandes tampons seront établies le long des cours d’eau dans les zones où surviennent des problèmes liés à une substance particulière. Et la surveillance sera plus ciblée.
Pour les entreprises et l’industrie, il y aura plus de clarté et un contrôle plus strict. L’objectif est de mieux identifier les endroits où certaines substances sont rejetées, afin de pouvoir identifier plus rapidement les risques.
Les permis seront adaptés en conséquence : en cas d'impact sur l'eau potable, les conditions de rejet seront renforcées. L'utilisation de pesticides sera également réduite dans les zones industrielles, avec une interdiction totale des zones pavées.
Modifications du budget
Un accord a également été trouvé sur les modifications du budget flamand afin de permettre au gouvernement flamand de maintenir le budget de cette année sur la bonne voie.
Au début des négociations, il y a quelques semaines, il y a eu des discussions sur le chiffre à prendre comme point de départ. Ce déficit s'élève aujourd'hui à 320 millions d'euros, en partie à cause de la hausse de l'inflation.
Seul un tiers des fonctionnaires sortants sera remplacé
L'année prochaine, l'impact de l'inflation sera partiellement compensé, puisque les autorités flamandes recevront ainsi davantage de recettes du gouvernement fédéral. Ces revenus supplémentaires seront mis de côté pour aider à couvrir les coûts supplémentaires de cette année.
Dans le même temps, des coûts de 100 millions d'euros prévus pour les années à venir sont déjà inclus dans le budget 2026, notamment les factures pour l'Oosterweel Link complétant le périphérique d'Anvers et les investissements dans les systèmes d'assainissement. Pour compenser cela, le gouvernement a notamment décidé, à partir de juillet, de ne remplacer qu'un tiers des fonctionnaires qui démissionnent ou prennent leur retraite.