La police utilise des canons à eau contre des manifestants francophones protestant contre les réformes éducatives (VIDEO)

Contre quoi protestent les manifestants ?

Depuis des semaines, la francophonie est agitée à cause des coupes dans l'éducation en langue française. L'objectif est d'économiser 300 millions d'euros dans ce secteur dans les années à venir.

La ministre francophone de l'Éducation, Valérie Glatigny (MR libérale francophone), souhaite que les enseignants des écoles secondaires enseignent deux heures supplémentaires par semaine à partir de l'année prochaine, sans augmentation correspondante des salaires des enseignants.

Elle souhaite également refondre le système des nominations permanentes. Les salariés qui bénéficient déjà d’un engagement permanent et d’une carrière à vie dans leur emploi peuvent conserver ce statut, mais les nouveaux enseignants seraient embauchés sur une base contractuelle à partir de septembre 2027.

Les enseignants qui ont dû faire une pause en raison d'une maladie grave ne pourront travailler à temps partiel que pendant deux ans après leur retour au travail. Actuellement, cette limite n’existe pas.

Par ailleurs, les frais d'inscription dans les universités ou hautes écoles augmentent considérablement pour atteindre 1 200 euros par an. Il y aura également moins d’investissements dans la rénovation des anciens bâtiments scolaires.

Aujourd'hui, le gouvernement de la Communauté française de Belgique entend soumettre au vote du Parlement, selon la procédure accélérée, la législation contenant ces mesures d'austérité. Cependant, le projet de loi n'a pas encore été approuvé par la commission du budget du parlement francophone, les verts francophones d'Ecolo et le parti communiste travailliste PTB ayant refusé de soutenir le rapporteur. Les critiques qualifient donc le vote d'aujourd'hui d'antidémocratique.