Les mesures « temporaires » prises pour faire face à l'augmentation du trafic, attendue mais sous-estimée, sont restées visibles des décennies après la clôture de l'Exposition universelle. Le viaduc de Koekelberg, par exemple, n'a été démoli que 26 ans après l'Expo 58 en 1984, lorsque ce qu'on appelle aujourd'hui le tunnel Annie Cordy a été ouvert à la circulation.
Des parties de l'avenue Tervuren qui relie Woluwe-Saint-Pierre (Bruxelles) à Tervuren (Brabant flamand) et une section de l'autoroute A12 ont été construites à la fin des années 1950 dans le but exprès de faciliter l'accès à l'Expo 58 pour ceux qui envisagent de visiter l'Exposition universelle en voiture.
67 ans plus tard, Bruxelles fait partie des dix villes les plus touchées au monde en matière de congestion routière. Le fabricant de systèmes de navigation TomTom affirme qu'il faut actuellement en moyenne 27 minutes pour parcourir 10 km à Bruxelles. C’est le même temps qu’il faudrait pour parcourir la même distance sur un scooter électrique. L'automobiliste bruxellois moyen passe plus de 100 heures par an coincé dans les embouteillages.