La plateforme d'information régionale bruxelloise rapporte que le président de la Conférence des bourgmestres de Bruxelles, Benoît Cerexhe (centriste francophone), a déclaré jeudi que les 19 bourgmestres de la Région de Bruxelles-Capitale devraient décider mercredi prochain de la création d'un groupe de travail chargé d'élaborer des mesures visant à limiter l'utilisation des scooters électriques dans les hauts lieux de la criminalité liée à la drogue. Il y a quelques semaines, le procureur général de Bruxelles, Julien Moinil, a demandé à la Conférence des bourgmestres d'identifier les utilisateurs de trottinettes électriques partagées dans les hauts lieux de la criminalité liée à la drogue. M. Moinil affirme que les scooters sont utilisés à la fois par des dealers et des tueurs à gages travaillant pour des gangs de drogue. En début de semaine, le procureur général a envoyé une lettre à M. Cerexhe soulignant le nombre croissant d'accidents de la route impliquant des scooters électriques partagés.
M. Cerexhe indique que s'il est favorable à des mesures visant à identifier plus efficacement les utilisateurs des scooters, il n'est pas favorable à une interdiction de leur utilisation dans certaines zones et à certaines heures (par exemple le soir et/ou la nuit).
Cependant, dans une interview accordée à la chaîne régionale francophone BX1, le maire socialiste francophone de Saint-Gillis Jean Spinette (PS), a exprimé un soutien plus marqué à l'interdiction des scooters partagés dans les hotspots. Cependant, M. Spinette, dont la commune compte plusieurs hauts lieux de la drogue, n'est pas favorable à des restrictions sur l'utilisation des scooters privés. Même s'il pense qu'ils devraient être enregistrés.
La députée régionale bruxelloise Sofia Bennani (centriste francophone) est favorable à l'interdiction de l'utilisation des scooters électriques entre 22h et 5h du matin dans les communes les plus touchées par la criminalité liée à la drogue. Il s'agit des communes d'Anderlecht, Schaerbeek, Saint-Gilles, Forest et Molenbeek Saint-Jean. Elle prévient que limiter l’interdiction des scooters électriques aux hotspots pourrait simplement conduire à déplacer le problème ailleurs. Mme Bennani préconise une exemption pour les travailleurs de nuit qui utilisent des scooters pour se rendre au travail.