Samedi soir, les passants de la zone piétonne du cœur de Bruxelles ont eu la surprise de voir plusieurs rats courir sans crainte dans un chantier à proximité du Grand Café. Une telle activité indique une grave infestation de rats.
La zone piétonne est aux prises avec un problème de rats depuis un certain temps, mais pendant l'été exceptionnellement chaud, les créatures semblaient avoir largement disparu de la surface. Ils cherchaient probablement à se soulager de la chaleur des égouts. Maintenant que les températures sont redevenues supportables et qu'il y a des averses régulières, les rats réapparaissent.
Pièges à rats numériques
Anas Ben Abdelmoumen, échevin de la propreté publique de la ville, est conscient du problème depuis un certain temps et a publié un article sur le problème sur Instagram vendredi dernier. Cet été, il a fait installer 15 pièges à rats numériques intelligents dans la zone piétonne, suite à des essais réussis près de l'Atomium.
Ces pièges sont des appareils de haute technologie qui non seulement attirent et piègent les rats, mais enregistrent également des données en temps réel sur la fréquence de visite des rats. Cela donne un aperçu de la taille de la population locale de rats. Les pièges à rats numériques, une innovation produite par la société belge Strygoo, viennent compléter les efforts habituels de lutte antiparasitaire au quotidien.
« Burgerisation »
Outre le renforcement des mesures de lutte contre les rats, une solution plus structurelle serait bien entendu de rendre la zone piétonne moins attractive pour les rats en quête de nourriture.
Ici, le fast-food règne en maître, les snacks se succèdent. La municipalité demande aux restaurateurs de redoubler de vigilance pour sécuriser leurs sacs poubelles. Les consommateurs doivent également apporter leur contribution. Le conseiller Ben Abdelmoumen appelle la population à ne pas laisser de restes de nourriture dans la rue.
« Certains jettent des miches de pain entières ou des pizzas, d'autres les restes de leurs repas de restauration rapide. Pour les rats, tout cela est un festin », explique son porte-parole, Andreas De Kerpel.
Cela inclut aussi bien les citoyens qui, avec de bonnes intentions, veulent laisser de la nourriture aux oiseaux mais ne réfléchissent pas assez aux conséquences, et les passants inconsidérés qui, par pure paresse, jettent leurs restes de nourriture dans la rue.
La Ville de Bruxelles espère freiner l'infestation de rats grâce à une combinaison d'amendes pédagogiques et dissuasives.