Selon la ministre flamande de la Mobilité et des Travaux publics, Annick De Ridder (N-VA), le processus de sélection se déroule de manière objective, la priorité étant donnée aux « projets ayant le plus grand impact et les plus forts effets sur l'économie et la société dans son ensemble ».
La Cour des comptes soulève « de sérieuses questions sur cette affirmation », estimant que « le caractère politique du processus n'a fait que devenir plus extrême ».
Selon le rapport, la décision quant aux projets qui recevront ou non un financement semble souvent n'être qu'une simple conjecture. Il n’y a aucun signe d’analyse objective ou professionnelle, et il y a des fluctuations inexplicables dans les évaluations des projets.
« Un projet est passé de la catégorie de risque la plus élevée à la catégorie de risque la plus faible », peut-on lire dans le rapport, tandis que les notes attribuées aux infrastructures cyclables ont également « parfois changé de façon remarquable ». Lorsque la Cour a recalculé ces scores, elle a conclu qu’ils « ne pouvaient pas être corrects ».