Le prisonnier de longue date Freddy Horion demande l'euthanasie

Horion, en prison à Hasselt, demande un congé temporaire et une libération anticipée depuis environ 30 ans. En 2018, un conseil d'experts nommés par le tribunal a jugé qu'il devrait être considéré comme éligible à la libération et transféré dans un centre psychiatrique médico-légal (FPC) en phase de transition.

Cependant, en Belgique, les FPC ne sont ouverts qu'aux détenus qui ont été jugés mentalement malades et n'étaient donc pas ouverts à Horion. Cela lui a laissé aucune perspective pour l'avenir, donc son avocat, Jurgen Millen, a plaidé son cas à la Cour européenne des droits de l'homme. La Cour a jugé en 2023 que la Belgique était en violation de l'article 3 de la Convention européenne sur les droits de l'homme, qui interdit les traitements inhumains ou dégradants.

Plus tard cette année-là, la Cour d'appel d'Anvers a décidé que Horion devait être admis dans un FPC ou une sorte de maison à mi-chemin qui le préparerait à un retour à la société. Le tribunal a fixé une date limite de six mois avec une amende de 1 000 € par jour pour l'État belge pour chaque jour au-delà.