Sous la bannière «Red Line for Gaza», des milliers de manifestants ont marché dans les rues de Bruxelles. Ils ont dessiné une ligne rouge pour indiquer que la violence dans la bande de Gaza doit s'arrêter immédiatement.
Mais les organisateurs de la démonstration ont également appelé les participants à apporter un carton rouge. Ils veulent se montrer en Israël et à tous les politiciens (y compris les Belges) et d'autres qui permettent des crimes de guerre contre les Palestiniens un carton rouge (similaire à tout dans un match de football).
Selon les organisateurs de l'ONG 11.11.11, au moins 110 000 personnes sont descendues dans la rue pour exprimer leur soutien aux Palestiniens.
La police estime le nombre de manifestants à environ 70 000.
La deuxième édition de «Red Line for Gaza» a commencé de la gare de Bruxelles Nord aux manifestants à 14 heures, puis a marché via le jardin botanique et la wetstraat au Jean Reyplein, près des institutions européennes. Là, la démonstration est arrivée vers 16h30
Qu'attendent les manifestants des gouvernements belges?
Les accords de Gaza des gouvernements fédéraux et flamands ne suffisent pas, disent les manifestants. Alors, à quoi s'attendent-ils?
Premièrement, un embargo militaire complet sur toute la coopération militaire et le commerce des armes entre Israël et la Belgique. Ils veulent également une interdiction nationale de tous les investissements ou des relations commerciales, politiques, économiques et diplomatiques qui contribuent à la poursuite de l'occupation illégale.
«Le gouvernement belge doit aller au-delà du symbolisme et soutenir ses paroles avec des mesures décisives et complètes», explique le collectif palestinien Beitna.
Les manifestants estiment également que la Belgique devrait exiger que l'Union européenne imposent des sanctions à Israël.
Accords fédéraux et flamands de Gaza «Pas assez»
Plus tôt, les gouvernements fédéraux et flamands belges ont tous deux conclu un accord sur la façon de gérer la guerre dans la bande de Gaza et quelles mesures à prendre contre Israël.
Les participants à la démonstration voient ces accords comme de petites étapes dans la bonne direction. « Mais ils sont encore loin de respecter toutes les obligations internationales de la Belgique », explique Ludo de Brabander de l'organisation de la paix Vrede Vzw et la Coalition nationale pour Gaza. Ils ne suffisent pas pour mettre fin à la complicité de la Belgique dans le génocide à Gaza, croit De Brabander.