« Des prix pratiqués en ligne avec les tarifs du marché »
Le ministère belge de la Défense a quant à lui défendu son achat de matériel anti-drone d'une valeur de 50 millions d'euros et regrette ce qu'il qualifie d' »insinuations et de sensationnalisme » dans le reportage Pano diffusé hier soir par la VRT. Selon le ministère de la Défense, les prix pratiqués sont conformes aux prix du marché et ont été audités, et la procédure accélérée a été effectuée conformément à la loi.
Suite à l’incident de drone au-dessus de la base militaire d’Elsenborn en octobre 2025, il est devenu évident que le ministère belge de la Défense ne disposait pas de ressources suffisantes pour détecter et neutraliser les drones. De ce fait, les négociations ont été entamées sans notification préalable, conformément à la législation du 13 août 2011 relative aux marchés publics dans les secteurs de la défense et de la sécurité. Le cabinet fédéral a approuvé le dossier suite à une recommandation favorable de la commission parlementaire spéciale chargée des achats militaires, indique le ministère de la Défense.
Le ministère de la Défense répond également aux comparaisons faites par VRT Pano avec d'autres fournisseurs, affirmant qu'elles ne sont « en aucun cas exactes ». Selon le ministère de la Défense, les antennes radiofréquence du fabricant Senhive ne sont pas la version de base, mais une version militaire professionnelle (SEN PRO), également utilisée dans le cadre du projet belgo-français CAMO et dont le prix a été vérifié via le pays partenaire.
Le ministère de la Défense a vivement réagi au rapport de Pano. « Nous regrettons les insinuations et l'atmosphère créée, comme si des pratiques inappropriées avaient eu lieu et que certaines entreprises avaient été favorisées », a déclaré le ministère à l'agence de presse Belga. Le ministère de la Défense juge « un tel cadrage » non seulement « regrettable » mais aussi « indigne ».
Pano et l'équipe de journalistes de la VRT ont demandé à plusieurs reprises et avec insistance une réponse au chef d'état-major de la Défense Frederik Vansina, mais celui-ci a refusé de commenter.