L'agence de notation Moody's abaisse la note de crédit de la Flandre

L'agence de notation américaine Moody's a abaissé vendredi dernier la note de crédit de la Belgique. Moody's craint que les mesures prévues par le gouvernement fédéral belge ne suffisent pas à maîtriser la dette nationale. Cette dégradation pourrait signifier que le gouvernement devra emprunter à des taux d’intérêt plus élevés pour assurer le service de sa dette.

Pour la Flandre, la note – tout comme celle de la Belgique vendredi dernier – a été dégradée d'un cran, passant de Aa3 à A1.

La note de crédit de la Communauté francophone a été dégradée d'un cran à A3, soit deux crans en dessous de celle de la Flandre. Le risque de crédit reste faible, même si la région croupit en queue de peloton.

La Région wallonne recule encore d'un cran à Baa1. Cela signifie que Moody's considère un « risque de crédit modéré » et que les obligations « peuvent posséder des caractéristiques spéculatives ».

Trois évolutions qui se renforcent mutuellement

Moody's cite « trois évolutions qui se renforcent mutuellement » comme raison de l'abaissement des notes des trois régions.

Premièrement, il y a la dégradation de la note de crédit de la Belgique, alors que les régions sont « institutionnellement, opérationnellement et financièrement » étroitement liées au niveau fédéral et que leur part dans la dette totale de la Belgique a augmenté.

Deuxièmement, l'agence de notation pointe la « détérioration de la situation financière » des régions et des collectivités, due à « des chocs successifs, une indexation automatique des salaires et d'importants programmes d'investissement ». Moody's observe comment « les pressions sur les dépenses et la hausse des coûts d'intérêt » « réduisent la flexibilité budgétaire », rendant les régions plus vulnérables aux revers économiques.

Enfin, Moody's souligne également la « faible coordination budgétaire » entre les différents niveaux de gouvernement en Belgique. Cela mine la confiance dans leur capacité, si nécessaire, à consolider le budget « en temps opportun et de manière cohérente ».