La Flandre promet 1 million d'euros pour un système de sous-titrage automatique pour les non-néerlandophones, les sourds et les malentendants

La vidéo prend de plus en plus de place dans notre vie quotidienne. Les plateformes telles que VRT MAX, Play.tv, les sites d’information et les réseaux sociaux proposent chaque jour une multitude de contenus. Mais cette quantité de contenu augmente plus rapidement que les sous-titreurs professionnels ne peuvent la suivre !

Les systèmes de sous-titrage automatique ne sont pas toujours une solution. La principale difficulté en Flandre réside dans la large gamme d’accents et de dialectes qui existent à travers la Flandre.

« Quiconque regarde des vidéos ou la télévision en ligne connaît le problème : les sous-titres automatiques ne reconnaissent pas les mots, ne comprennent pas les dialectes ou transforment les phrases en texte illisible », déclare la ministre flamande de la Culture et des Médias Cieltje Van Achter (nationaliste flamande N-VA).

Plus d'1 million d'euros d'investissements

C'est pourquoi la Flandre investit dans son propre système de sous-titrage automatique, adapté à la version flamande de la langue néerlandaise. Le budget total du projet s'élève à 1,027 millions d'euros, dont 749 000 euros sont financés par le ministère des médias.

Le « Projet de sous-titrage automatique » durera deux ans et réunira des entreprises de médias, des universités et des partenaires technologiques. La VRT participe également au développement, en collaboration avec DPG Media, Play Media, NORTV (l'organisation faîtière des radiodiffuseurs régionaux), les universités de Louvain et d'Anvers et l'institut de recherche IMEC.

«En tant que diffuseur public, nous souhaitons rendre nos contenus aussi accessibles que possible à tous en Flandre», déclare Lieven Vermaele, directeur des partenariats, données et IA à la VRT. « Les sous-titres sont essentiels pour de nombreuses personnes, notamment pour ceux qui ne peuvent pas suivre le son. »

« A l'heure où de plus en plus de Flamands regardent des vidéos sous-titrées – depuis les malentendants jusqu'aux jeunes qui regardent des vidéos en déplacement ou qui ne sont pas néerlandophones – ce problème devient de plus en plus urgent », ajoute le ministre Van Achter. « Cet investissement signifie que nous abordons enfin ce problème, avec tous nos partenaires médias. »

Innovation inclusive

Le projet est lancé parce qu'il y a une pression croissante pour rendre les médias accessibles à tous. Les réglementations européennes et flamandes exigent entre autres des sous-titres clairs et précis. « Et les téléspectateurs eux-mêmes s'attendent également à ce que les sous-titres soient précis et faciles à lire », a noté Van Achter.

L’objectif ultime est l’innovation dans trois domaines.

Premièrement, un modèle de reconnaissance vocale flamand qui convertit la grande variété de dialectes, de prononciations et d'expressions en texte. Deuxièmement, un modèle de sous-titrage qui rend ces transcriptions automatiques faciles à lire. Et enfin, un système pour tester et améliorer la qualité des sous-titres.

« Le sous-titrage est toujours un équilibre entre précision, lisibilité et rythme naturel », explique Lieven Vermaele. « Traduire soigneusement cela en un processus automatisé fiable est un grand pas en avant. De cette façon, nous construisons un avenir dans lequel les médias accessibles et innovants sont la norme. »