«La reconnaissance d'un État palestinien nécessite une autorité palestinienne crédible et démocratique», explique le Premier ministre belge

L'entretien a été donné pour marquer les 100 premiers jours du gouvernement fédéral et les 100 premiers jours de M. De Wever en tant que Premier ministre.

La situation humanitaire de la bande de Gaza aggrave, Israël ayant bloqué l'aide à Gaza depuis le 2 mars. Dimanche, des dizaines de milliers de personnes ont pris les rues de Bruxelles dimanche après-midi pour demander un cessez-le-feu en Palestine.

Dans l'interview, M. De Wever a réitéré son soutien à la position prise par le président français Emanuel Macron. Le président français préconise une solution à deux États, avec une reconnaissance mutuelle d'Israël et de la Palestine soumise aux conditions. Cette proposition a été formulée avant une conférence qui se tiendra aux Nations Unies le mois prochain

« Il (le président Macron) a promis de m'envoyer le texte détaillé décrivant ses propositions. J'ai l'intention de présenter ce texte au Cabinet », M. De Wever. « Pouvons-nous suivre cette initiative? Je pense que ce serait utile de le faire », a déclaré M. De Wever.

Aujourd'hui (lundi), les partis de la coalition fédérale se réunissent à nouveau pour jouer une requête en résolution sur le conflit israélo-palestinien. L'intention est de mettre la résolution devant la Chambre des représentants avant la fin du mois. Cependant, aucun accord n'a été conclu. La question de reconnaître un État palestinien est sur la table, mais sous réserve de conditions.

« Nous voulons nous diriger vers la reconnaissance d'un État Palestine, mais cela devrait être dans le cadre d'une solution à deux États », a expliqué Bart De Wever dimanche. « Cela signifie que la reconnaissance d'un État palestinien nécessitera une autorité palestinienne à la fois crédible et démocratique ».

Dans l'interview, le Premier ministre belge a de nouveau décrit la situation humanitaire à Gaza comme « inacceptable ».