Répression à Bruxelles contre toute personne arrêtée en possession de drogue

Les nouvelles lignes directrices sont contenues dans une circulaire que le parquet de Bruxelles a envoyée aux six zones de police bruxelloises, à la police des chemins de fer et à la police de la circulation. Le procureur de la République Julien Moinil a demandé le recours obligatoire à la procédure IAS (IAS pour règlement amiable immédiat) par tous les agents.

Le parquet de Bruxelles écrit : « Les consommateurs de drogues à des fins récréatives seront punis d'une amende qui varie selon la quantité et le type de drogue. Il est clair que les hotspots et le trafic de drogue ne peuvent exister que grâce à la présence d’une demande. Cette exigence doit être combattue en appliquant la loi avec force.

Le problème de la violence liée à la drogue dans la capitale reste très grave. Cette année, il y a eu près de 100 fusillades, faisant 8 morts et plus de 40 blessés.

Commandez de la drogue sur Snapchat et risquez de vous faire saisir votre portable

Toute personne prise sur le fait devra donc payer une amende sur place pour éviter des poursuites. Ce règlement amiable immédiat est de plus en plus utilisé à Bruxelles depuis le début de cette année. Les amendes varient de 75 à 500 euros. Toute personne refusant de payer s’expose à des poursuites judiciaires.

« Si un consommateur de drogue a commandé de la drogue avec son téléphone via l'application Snapchat, la police peut confisquer son téléphone et mener une enquête plus approfondie. De même, si, dans un hotspot de passage, un suspect utilise son véhicule pour se faire livrer de la drogue, puis s'en va et transporte la drogue dans son véhicule, alors le véhicule peut être confisqué », indique le communiqué du ministère public.

Pas de « taille unique »

Le parquet de Bruxelles distingue les usagers récréatifs et les usagers de drogues présentant de graves problèmes psychosociaux qui nécessitent un suivi médico-social. Ce dernier groupe nécessite une approche différente. Moinil souhaite qu'un centre de suivi des drogues soit créé à leur intention.

Le ministère public a fait de la lutte contre la drogue à Bruxelles sa priorité absolue. Outre les gangs de drogue et les criminels liés à la drogue, il s'intéresse également aux utilisateurs qui veillent au maintien de l'approvisionnement.