« Mon client est entré en possession de l'arme dans la région lilloise », a déclaré au tribunal son avocat Benoît Lemal. « Lors d'un déménagement, il a aperçu une voiture laissée non verrouillée et sans surveillance. Il en a profité pour voler un sac dans le véhicule. À sa grande surprise, il a trouvé une arme à l'intérieur du sac. »
Selon Lemal, le suspect, un homme d'une vingtaine d'années, aurait alors décidé de se rendre en Belgique pour vendre l'arme. « Il avait entendu dire par hasard qu'une telle arme pouvait facilement être vendue en Belgique et qu'il pouvait ainsi gagner de l'argent. Il ne fait pas partie d'une organisation criminelle, comme le prétend le parquet », a insisté l'avocat.
Pas de demande de libération
Le tribunal décide de confirmer ou non la détention du suspect. « Je n'ai en aucun cas demandé sa libération », a déclaré Me Lemal. « Je m'en remets au jugement du juge qui préside. »
Un deuxième suspect, également âgé d'une vingtaine d'années, a également comparu devant le tribunal ce matin. « Selon le parquet, mon client serait membre d'une organisation criminelle impliquée dans le trafic d'armes, mais il le nie », affirme son avocat Mustapha El Hajjami. Il a demandé au tribunal de placer son client sous surveillance électronique.