Le super mémorandum du Formateur De Wever prévoit que l'Union européenne donnera à la Belgique 7 ans pour remettre de l'ordre dans son budget. Lire : réduire le déficit en dessous de la norme de 3 pour cent du produit intérieur brut (PIB).
Si le budget belge n'est pas prêt à temps, l'UE peut encore réduire ce délai à 4 ans. Quoi qu’il en soit, pour ramener le déficit budgétaire sous la barre des 3 % d’ici 2030, il faudra que le gouvernement trouve quelque 18 milliards d’euros.
À cela, il faut ajouter quelque 4,6 milliards d’euros pour des dépenses supplémentaires consacrées à de nouvelles politiques. Des fonds supplémentaires seront consacrés à la police, à la justice, au retour des migrants (400 millions d'euros au total d'ici 2029) et à la défense (1 milliard d'euros). La Belgique doit atteindre la norme de dépenses de défense de l’OTAN de 2,5 % du PIB d’ici 2034.
Des réformes fiscales sont également prévues. Cela coûtera quelque 3,5 milliards d’euros d’ici 2029, mais devrait également générer des revenus supplémentaires à long terme grâce à un pouvoir d’achat plus élevé et à une croissance plus forte.
L'abattement fiscal sur l'impôt sur le revenu sera augmenté, ce qui devrait permettre aux citoyens d'avoir plus d'argent dans leurs poches.
Des mesures visant à accroître la compétitivité des entreprises (notamment en réduisant les coûts salariaux) seront introduites.
Qui va payer pour tout cela ? VRT News a examiné les chiffres du Super Mémorandum et identifie les mesures les plus marquantes.
Surtout, le travail devrait être plus rémunérateur
Les salaires nets devraient augmenter à partir de 2027, notamment en augmentant l'abattement fiscal sur votre impôt sur le revenu. L’objectif est de porter la différence entre travailler et ne pas travailler à 500 euros par mois.
Les allégements fiscaux sur les allocations de chômage seront supprimés.
Doublement de l'abattement fiscal sur les revenus du travail étudiant pour décourager les étudiants de cesser d'être à charge. Les étudiants seront autorisés à travailler jusqu'à 600 heures par an.
L'impôt sera dû sur la prime d'affiliation syndicale des salariés.
L'allocation de chômage sera limitée dans le temps à un maximum de 2 ans. Le montant des allocations de chômage diminuera également plus rapidement. Cela ne s'applique pas aux personnes de plus de 55 ans qui travaillent depuis plus de 30 ans.
Réforme drastique des retraites
Une « retraite » malusUn système est mis en place : vous bénéficierez d'une pension inférieure si vous prenez votre retraite avant l'âge légal de la retraite. Ce montant sera inférieur de 2 pour cent par an jusqu’en 2030, de 4 pour cent entre 2030 et 2040 et de 5 pour cent à partir de 2040.
Toute personne travaillant au-delà de l’âge légal de la retraite percevra une pension prime. Il faut cependant avoir travaillé plus de 35 ans et les pourcentages sont similaires à ceux du malus retraite.
À partir de 2027, les périodes dites assimilées (périodes d'absence assimilées à des périodes travaillées) ne seront plus comptabilisées dans votre carrière si elles représentent plus de 50 pour cent de cette carrière. Cette limite baisse de 5 points de pourcentage par an pour atteindre 20 pour cent en 2033. La mesure ne s'appliquera pas aux périodes de congé de maladie et de soins.
Une retraite anticipée sera possible après une carrière d'au moins 42 ans. Cela fait maintenant 44 ans.
L'âge de la retraite des militaires (56 ans) et du personnel des chemins de fer belges (55 ans) sera progressivement relevé jusqu'à l'âge légal de la retraite à partir de 2027. À partir de 2027, un an par an sera ajouté chaque année et des mesures visant à maintenir le fonctionnement du système sera fourni.
Les fonctionnaires ne pourront plus épargner leurs jours de maladie. Au lieu de cela, ils bénéficieront d’une assurance invalidité comme dans le secteur privé.
Le calcul des pensions des fonctionnaires sera progressivement aligné sur celui des salariés et des indépendants. Une fois l’égalité atteinte, un deuxième pilier de retraite pour les fonctionnaires sera rendu possible.
La retraite automatique des fonctionnaires sera supprimée lorsqu'ils atteindront l'âge légal de la retraite.
Les allégements fiscaux sur les retraites élevées seront progressivement supprimés.
La contribution de solidarité sur les retraites complémentaires passera de 2 à 4 pour cent pour les montants supérieurs à 100 000 euros.
« Les épaules les plus larges pour contribuer davantage »
Au lieu d'un impôt sur les plus-values de 10 pour cent, il y aura une contribution de solidarité de 5 pour cent sur les plus-values sur fonds propres. Toutefois, cela s'appliquera à un plus grand nombre d'investisseurs : les personnes gagnant plus de 6 000 € par an grâce aux actions.
L'impôt sur les valeurs mobilières pour les personnes ayant des investissements d'une valeur d'un million d'euros ou plus passera de 0,15 pour cent à 0,25 pour cent.
Ce sont les plans mais n’ont pas encore été convenus.