2025 a été une année record pour le vin belge

L’année record précédente remontait à 2023, lorsque les vignerons belges avaient produit 3,4 millions de litres. L'année dernière, la Belgique a ajouté 25 pour cent à ce chiffre, selon le ministère belge de l'Économie. Il s’agit d’une évolution bienvenue pour le secteur après une crise plutôt dramatique en 2024 : le froid glacial du printemps a mis en péril une grande partie des vendanges.

« Cela peut entraîner d'énormes variations d'une année à l'autre », explique Joyce Van Rennes du Wijnkasteel Genoels-Elderen. . « Dégâts dus au gel, aux intempéries lors de la floraison, aux maladies les années humides. Certaines années, nous subissons de lourdes pertes, mais heureusement, parfois, ça se passe bien aussi. »

Malgré ces fluctuations, la tendance est claire : le vin belge est en hausse. « Les jeunes vignes ne donnent qu'une récolte limitée au cours de leurs premières années », selon le ministère de l'Economie. « Ce n'est qu'au bout de cinq ans qu'ils sont suffisamment mûrs pour produire une récolte complète. En théorie, les rendements devraient donc augmenter d’année en année.

Il existe également un nombre toujours croissant de vignerons en Belgique. En 2025, 350 personnes étaient inscrites, parmi lesquelles des professionnels et des amateurs. Ensemble, ils ont désormais planté 1 040 hectares, soit plus de 10 millions de mètres carrés. Van Essen elle-même est impressionnée par cette croissance : « Il y a 35 ans, il n'y avait qu'une poignée d'amateurs en Belgique », se souvient-elle.

Une production plus élevée en Wallonie, une Flandre plus diversifiée

La majeure partie du vin belge est produite en Wallonie, soit 2,44 millions de litres, malgré une superficie viticole plus réduite. En effet, les vignerons wallons privilégient davantage les vins effervescents : ceux-ci rapportent un rendement par hectare plus élevé (puisque les vignes peuvent également être plantées plus rapprochées). En Flandre, la production est plus diversifiée, avec davantage de « vins tranquilles » (c'est-à-dire ni mousseux ni pétillants).

Le cépage de loin le plus populaire en Belgique est le Chardonnay. Mais on constate également une montée en puissance des variétés dites « interspécifiques », hybrides comme le Johanniter ou le Souvignier Gris. Ceux-ci sont plus résistants aux maladies et aux champignons, ce qui signifie que les vignerons doivent également utiliser moins de pesticides.

Lentement mais sûrement, la Belgique se taille une place sur la scène viticole internationale. Van Essen : « Nous pouvons produire ici des vins merveilleux. Et heureusement, nous sommes aussi une nation d'amateurs de vin. En d’autres termes : la demande est forte. « Les Belges peuvent boire ce que nous produisons actuellement en une semaine. Le reste de l'année, nous devons encore compter sur du vin importé.