La Belgique veut renforcer la sécurité de son espace aérien

Après la réunion, Quintin a appelé au calme : « Si la police veut pouvoir faire quelque chose, il doit y avoir un cadre juridique clair pour cela. C'est notre travail en tant que politiciens d'examiner cela », a déclaré le ministre.

Il a souligné qu'il existe un système d'enregistrement obligatoire pour les drones et leurs pilotes. « Nous ne vivons pas dans un système où chacun peut faire ce qu'il veut. Nous ne pouvons pas interdire tous les drones, car nous en avons aussi besoin pour notre sécurité.

« Mais je tiens à souligner que vous pouvez être condamné à 10 à 20 ans de prison si vous faites voler un drone au-dessus de l'aéroport et mettez en danger la sécurité. »

Quintin a rassuré : « Nous avons vraiment la situation sous contrôle. La menace est là, je ne le nierai pas, mais nous ne sommes certainement pas complètement livrés à nous-mêmes. »

Le centre de surveillance aérienne sera renforcé d'ici le 1er janvier

Après le Conseil de sécurité, le ministre belge de la Défense Francken (nationaliste flamand) a annoncé la décision de renforcer le NASC, le Centre national de la sécurité aérienne, d'ici le 1er janvier.

« Le NASC de Beauvechain (Brabant wallon) sera renforcé d'ici le 1er janvier. C'est la mesure la plus importante prise lors du Conseil national de sécurité », a souligné le ministre de la Défense Francken à la sortie de la réunion.

« Tous les services de sécurité doivent ensemble obtenir une image globale de l'espace aérien », a-t-il déclaré. Le NASC doit s’en assurer.

L'achat de matériel anti-drone a également été évoqué, a-t-il précisé. Il travaille actuellement sur ce dossier afin qu'il puisse être présenté au Cabinet demain.

« En attendant, aucun drone hostile ne doit être autorisé sur notre territoire ou au-dessus de nos bases militaires. La mission et les lignes directrices sont claires : si possible, nous les abattrons ! »