Le Premier ministre De Wever promet de ne pas hésiter avant un sommet crucial

Ces derniers jours, des négociations ont eu lieu à Berlin entre l'Ukraine, les Etats-Unis et les pays européens, ouvrant la voie à un accord, mais le gouvernement belge émet encore de fortes réserves. Que se passera-t-il si Euroclear est obligé de restituer à la Russie les actifs prêtés pour soutenir l'Ukraine ? Quel sera l'impact sur les marchés financiers de la saisie des actifs par l'UE.

Le Premier ministre De Wever souhaite un accord, même via un prêt Euroclear : « Si nous devons nous séparer dans le chaos après ce sommet, alors ce sera fini. »

De Wever se rend au sommet dans un contexte de grande incertitude. Les détails des options proposées pour financer l’Ukraine évoluent d’heure en heure, et il reste à voir quels pays adopteront finalement quelles positions.

« La Belgique est-elle seule ? La Belgique est-elle isolée ? Je ne peux pas prédire ce qui va se passer. Certains pays pourraient encore changer d'avis.

De Wever souligne qu'un accord est nécessaire. « En fin de compte, nous gagnerons tous s'il y a un accord, un bon accord, un accord durable. »

Ne pas financer l’Ukraine n’est pas une option

Si cela signifie un prêt à l'Ukraine basé sur des actifs russes, « c'est dommage », a déclaré le Premier ministre. « Mais si elle est pleinement mutualisée et si des garanties sont données à notre pays, alors nous sauterons dans le gouffre avec tous les Européens en espérant que le parachute nous retiendra. » Alors c'est ce que nous ferons.

L’alternative consistant à ne pas financer l’Ukraine n’est pas une option. Le pays s'effondrerait. Et ce serait la défaite géopolitique ultime de l’Europe, dont nous ressentirions les effets pendant des décennies. À partir de ce moment-là, nous ne serions plus un acteur sur la scène mondiale. Si nous devons nous effondrer dans le chaos après ce sommet, alors tout sera fini.