La grève des pompiers de Bruxelles est réglée

Les pourparlers ont repris tôt samedi matin et se sont conclus vers 11 heures. Vers 17h30, le Premier ministre bruxellois Boris Dilliès a confirmé les termes de l'accord dans un communiqué.

L'accord prévoit, entre autres, le recrutement accéléré du personnel à travers différents cycles de recrutement cette année et l'année prochaine. A terme, l'ensemble du Service Médical d'Incendie et d'Urgence (DBDMH) devrait compter 100 collaborateurs supplémentaires à temps plein. Le centre d'appels d'urgence 112 sera également renforcé avec six à dix gestionnaires d'appels supplémentaires.

En outre, des fonds supplémentaires seront alloués à la division des pompiers. Les casernes de pompiers d'Anderlecht et la caserne VUB verront notamment leur budget augmenté.

Conditions d'emploi

Selon le représentant syndical socialiste de l'ACOD, Giebens, la proposition visant à réduire le nombre d'employés en attente est également retirée. Les niveaux de dotation seront révisés en fonction des besoins plutôt que du budget.

En pratique, cela signifie que toutes les grilles salariales actuelles seront maintenues ainsi que les conditions d'emploi des opérationnels malgré les contraintes budgétaires, a promis le Premier ministre Dilliès.

« Les problèmes évoqués par les pompiers sont réels et méritent d'être entendus », écrit Dilliès dans son communiqué. « Le gouvernement a réagi en mobilisant toutes les ressources disponibles, malgré le contexte budgétaire familier qu'il fallait prendre en compte. Je suis heureux qu'une solution ait été trouvée dans un esprit de responsabilité. »

En raison de la grève, les pompiers de Bruxelles étaient gravement en sous-effectif samedi matin. À peine 17 pour cent du personnel de service prévu était au travail, ce qui a gravement compromis l'offre de services d'urgence dans la capitale belge et flamande et dans toute la région.